mercredi 10 décembre 2014

Mon premier banquet républicain

A l’origine, et pour contourner l’interdiction des réunions politiques, la campagne des banquets désigne une série de réunions organisées dans toute la France - entre 1847 et 1848 - par les réformateurs, pour demander un élargissement du corps électoral. 

Je lançai donc l'idée d'un banquet républicain et pris rendez-vous avec deux jeunes entrepreneurs du 13ème (à Paris) ayant le courage d'oser, créateurs du tout nouveau Persillé, une entreprise conceptuelle alliant goût et qualité.



Je les invitai à partager leur Vision de la société et de l’entreprise, et nous tînmes banquet, ce jeudi 13 novembre 2014 au Persillé, sur le thème du circuit court, des produits du terroir, de l’environnement, de l’économie circulaire et de l'entrepreunariat (un univers infini de possiblités).


Vingt-cinq ayant répondu à l’appel, nous eûmes un moment mémorable. Nous fîmes donc ripaille à notre façon, en ayant à note table des adhérents et non adhérents de tout âge (de Paris 13ème mais pas seulement) venant de Nouvelle Donne, des représentants d’association soucieux de relation durable, Baptiste, un étudiant en journalisme attiré par ce thème et ce mode de réunion. 



Nous parlâmes tous et avec entrain du circuit-court, et pas uniquement dans le cadre de la production agricole, de l’économie de proximité, de l’économie collaborative, de l’entreprise et du rôle de l’entrepreneur dans la société, de la confiance comme élement essentiel de la réussite

Cet événement a été rendu possible parce que deux jeunes entrepreneurs du quartier, ingénieurs agro, nous ont ouvert leur porte : Une occasion de découvrir leur vérité, leur philosophie et leurs valeurs.


Pics@ADSJ
Et, ce jour là, nous tweetâmes

 Alfio : « Le #CircuitCourt peut résoudre les problèmes de gâchis entraîné par la grande distribution » #BanquetRepublicain @NDParis13
 David, entrepreneur en #CircuitCourt : « pour créer une entreprise, il faut être un peu frappa dingue » #BanquetRepublicain @NDParis13
 Anne : « Le #CircuitCourt oui, mais en prenant en compte le recyclage des emballages"
Emmanuel : « Les #CircuitsCourts comme prémices d’une nouvelle économie du partage » @NDParis13 #BanquetRepublicain

mercredi 5 novembre 2014

Une journée d'été à Amiens

Rendez-vous vendredi 22 août 2014 à Amiens.

Sur le quai de la Gare du Nord, alors je me précipitais filant jusqu'en tête de train afin d'y trouver une place assise, je faillis bousculer Suzan George, écrivain franco-américaine, militante altermondialiste et présidente d’honneur d'ATTAC qui se rendait là-bas, elle aussi.
16 heures 15 : UFR de Droit et de Science Politique d'Amiens. Deux Amphi de 500 places : Condorcet (1) et Montesquieu (2) s'unissant pour n'en former qu'un - seul  lieu - grâce à une grande cloison coulissante-pliante se dépliant à souhait. Au sous-sol et dans les étages, des salles pour les ateliers, les formation et commissions.
Non loin delà, le resto U où les infatigables du samedi soir - des plus jeunes aux plus âgés - sautillèrent au rythme du Dj jusqu'à 1h du mat'.

10 000 adhérents. 800 participants. 

Après le traditionnel message de bienvenue, nous nous  éparpillâmes : Je quittai donc Montesquieu et traversai la ligne qui me séparait de Condorcet. 
La cloison coulissante-pliante se déplia dans mon dos : De son côté, Montesquieu recevait ses propres invités.

A la «  table ronde » de Condorcet siégeaient : Patrick Beauvillard (co-président de Nouvelle Donne, co-constructeur en phase avec les « architectes » et conseiller régional en  Aquitaine) et Emmanuel Poilane (initiateur d'un ICE « de l'eau pur tous, Right 2 Water »), Colette Gros (conseil national de Nouvelle Donne et initiatrice d'un projet de monnaie locale).

Sur le plateau : « Comment transformer la société par une autre façon de faire la politique. »


Condorcet ou Montesquieu ?

En hors-d'oeuvre : « Mon adversaire est la finance : A partir de ces lieux communs peut-on construire quelque chose de nouveau ? » lança l'orateur.

Suivirent quelques témoignages, sur et hors plateau :
- « Comment traduire en action mon engagement politique sachant que toutes les formes d'engagement sont limitées par nature ? »
 - " Succès relatif  de l'expérience de la monnaie locale « La mesure » par Colette Gros :
  • De l'impossibilité de la monnaie complémentaire d'accéder au statut de monnaie officielle ;
  • De la nécessité de trouver des « seconds relais » et de « mettre en chaîne » les initiatives bien avant la phase stagnante - et les découragements et démissions - qui suivra la phase d'expansion ;"
Et donc : A quoi sert la monnaie  ?

- « Absence » de succès pour l'Initiative Citoyenne Européenne (ICE) « Right 2 Water , le droit à l'eau » par Emmanuel Poilane :
  • Une pétition à l'initiative des syndicats de 7 pays européens, ayant obtenu 2 millions de signatures ;
  • Exigence - en tant que droit humain - d'un accès à l'eau pour les plus pauvres : eau bien public essentiel pour tous ;
  • Démarche excellemment accueillie par les commissaires européens éblouis par tant de bons sens ; "
Et donc : Les gouvernements sont-ils préoccupés par d'autres lobbies que les lobbies populaires ?

-  Quelque part dans le public  : 
  • " Face aux régressions sociales, le syndicalisme doit-il être réformiste (négociation et compromis) ou contestataire (sans concession) ? "
  • Ambivalence du progrès social : démocratie et désespérance ;
  • Le mise à l'écart de la jeunesse est un acte volontaire de la classe politique qui a elle-même organisé la régression de son propre pouvoir face au pouvoir de la finance."

Poilane – qui a été témoin de la révolution malgache - rêve d'un jour « où l'humanité changera sans passer par la case violence mais par la révolution citoyenne ».

En dessert  : « Quelles idées ? Quelles innovations ? » lance l'orateur.

Quekques envolées lyriques :
  • Mon adversaire est la finance et si je multipliais par 2 les 9 milliards de pénalités de la BNP qui ne coûteraient pas un sou au contribuable français ?
  • L'ennemi est-il la finance ou le financier ? Dit le public ;
  • Faut-il supprimer la monnaie ?
  • Suffit-il de changer de banque ? Choisir la NEF (3) ?
  • La limitation des mandats se fera-t-elle au bénéfice de l'intérêt général ?
Et donc : comment lutter contre le désespoir citoyen ?


Au moment des comptes  :
  • "Si les ouvriers représentent 60 % de la population française, alors les élus ne sont pas à l'image du peuple ;
  • Est-il juste que seulement 4 % soit représentés à l'Assemblée ?
  • 21 % des sénateurs sont âgés de 71 à 80 ans,
  • 1804, cher Napoléon et les sénateurs ne sont pas élus par le peuple ?"

Avant de se quitter :
  • Notre pouvoir c'est notre choix ;
  • Responsabilité sociétale : mesures fiscales ;
  • Coopération citoyenne et éducation populaire ;
  • Statut du citoyen élu ;
  • Et si on faisait prochainement : « 1 minute pour comprendre » sur les sujets complexes ?
  • Ecoute, proximité.

Dance floor.


(1) Condorcet, Marie Jean Antoine Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet, né le 17 septembre 1743 à Ribemont et mort le 29 mars 1794 à Bourg-la-Reine, est un philosophe, mathématicien, et homme politique français, représentant des Lumières. Célèbre pour son son analyse des différents modes de scrutin possibles et du « paradoxe de Condorcet ».

(2) Montesquieu, Charles Louis de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu, est un penseur politique, précurseur de la sociologie, philosophe et écrivain français des Lumières, né le 18 janvier 1689 à La Brède (Guyenne, près de Bordeaux) et mort le 10 février 1755 (à 66 ans) à Paris. « De l'esprit des lois « (1748) : Il développe sa réflexion sur la répartition des fonctions de l'État entre ses différentes composantes, appelée postérieurement « principe de séparation des pouvoirs ».

(3) NEF: Nouvelle Economie Fraternelle (Société financière coopérative faisant crédit aux projets d'utilité sociale, environnementale..)

jeudi 30 janvier 2014

Les municipales 2014 avec vous


Les 23 et 30 mars 2013, les habitants du secteur du 13ème arrondissement de Paris choisiront ceux qui seront - pendant 6 ans - leurs conseillers municipaux et donc leur maire et ses adjoints ainsi que leurs conseillers d'arrondissement et conseillers de Paris qui éliront à leur tour le maire ou la maire de Paris.

Dans cette bataille de l"égo, que deviennent les besoins et souhaits des citoyens ?

Agir différemment en tenant compte de ce que nous savons du terrain et de vos préoccupations n'est pas une promesse vaine :  Pour la liste que nous présenterons aux élections Municipales 2014, nous n'exigeons aucune adhésion à un parti politique et les candidats qui nous accompagneront dans cette démarche démocratique collaboreront à une oeuvre collective. 

Nous ne venons pas vers vous avec un programme figé dans le marbre et loin de vos préoccupations quotidiennes, c'est avec vous qu'il se construit.

Rejoignez-nous avec vos idées, vos compétences !
Discutons ensemble de ce que sera notre Paris de demain !

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