dimanche 11 janvier 2015

L'horreur du mercedi 7 janvier 2015 , jeudi 8 janvier 2015, vendredi 9 janvier 2015

Mercredi 7 janvier 2015. Chacun vaque tranquillement à ses occupations.  
Soudain - on a du mal à le croire - l'horreur est dans notre pays, l'horreur est à notre porte.
En ce mercredi 7 janvier 2015, trois hommes se sont réveillés, se sont habillés et sont sortis de chez eux, déterminés, avec une ferme intention  : Tuer.
En ce mercredi 7 janvier 2015, une vingtaine de personnes se lèvent, s'habillent, rient, font la bise à leurs enfants et vont travailler.
En ce mercredi 7 janvier 2015, dans un pays qui n'est pas en guerre, douze personnes occupées à écrire, dessiner, bavarder, nettoyer, ne rentreront plus jamais chez elles. Terrassées.

Que dire quand l'horreur du choc annoncé s'est accompagnée d'une profusion d'images choquantes à portée d'yeux que vous vouliez les regarder ou non ?
Que dire de la nuit d'insomnie pour les familles traumatisées, pour les citoyens éberlués, pour les enfants - portables à la main -  qui n'ont pu échapper aux chocs des photos, videos, liens partagés ?

Que dire quand au lendemain de ces horreurs se poursuit l'horreur ?
Que dire quand  d'autres personnes, allant tranquillement faire leur courses en compagnie de leurs enfants, ne rentreront plus jamais à la maison ?

Que dire de la minute de silence devenue, dans les bureaux comme dans les écoles, un critère de mise à l'index ?
Que dire quand, cette minute de deuil à peine terminée, les politiciens à court termistes et à côté de la plaque, pressés de remonter en selle, transforment une marche silencieuse (non protégée au départ, sans drapeaux, écharpes et badges) en autre chose  ?

Que dire quand, les appels à la haine, les demandes de rétablissement de la peine de mort, la démission de Taubira, les # jenesuispas...(Il y a même une carte des émotions feintes qui circule sur le net, semblet-il) ... se multiplient et que ces liens se partagent par milliers sur Facebook ?

Que dire ?
La mort, cette fin inéluctable que nous craignons tous, est horrible.
Elle l'est encore plus quand elle frappe en plein vol et de manière violente.
Les familles terrassées, les personnes traumatisées, mettront des mois, des années à s'en remettre (ou peut-être pas).
C'est à elles que je pense. Aux pères, aux mères et aux enfants fracassés par ces pertes et ce vécu.

Dans ces moments terribles, chacun exprime à sa manière ses émotions. En public ou non.
Certains iront aux marches silencieuses organisées aujourd'hui samedi et demain dimanche : Dimanche 11 janvier 2015 à 15 heures à Répubique à Paris, ou ailleurs ..
Pour ma part, j'enverrais un mot de condoléances - par le biais du journal puisque je ne dispose pas de leurs adresses  - aux familles qui se trouvent ainsi douloureusement frappées.

Que reposent donc en paix les morts à Montrouge et à Vincennes
Clarissa Jean-Philippe
Yoav Hattab,
Philippe Braham,
Yohan Cohen
François-Michel Saada.
Que reposent donc en paix les morts du 7 janvier 2015
Stéphane Charbonnier, alias Charb
Jean Cabut, dit Cabu
 Philippe Honoré, dit Honoré
Bernard Verlhac, dit Tignous
Georges Wolinski
Bernard Maris
Elsa Cayat
Mustapha Ourrad
Michel Renaud
Franck Brinsolaro
Ahmed Merabet
Frédéric Boisseau

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